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Rendez-vous avec le CHAAM à Entrecasteaux ce 23 novembre 2014. Un magnifique château et son jardin à la française nous accueillent.
Nous partons à la découverte d'un terroir oublié. Dans la forêt aux couleurs de l'automne, les restanques nous racontent des histoires de cultures d'oliviers, aujourd'hui disparus. Les pins les ont remplacés...
En revanche, les vignes sont toujours présentes et très bien entretenues...
Un terroir oublié aux environs d’Entrecasteaux :
- L’aire à battre.
- La ferme ruinée de Pimpéran ou Pin pélat ( Pin pelé, cadastre napoléonien).
- Le mur à abeilles.
- Le four à pain (four banal).
- Le puits.
- La bergerie, ruinée.
A quelques kilomètres d’Entrecasteaux, village du Centre-Var (Provence verte), au quartier des Laurons (racine hydronymique "Laus" : eau, rivière ; ex : Allos (al Laus = vers le lac) ; lausson = petit lac, etc.) se trouve un ancien domaine agricole, lieu-dit Pimpéran.
Notre première halte est pour l'aire à battre. On battait le blé, on le jetait en l'air pour que le vent emporte le son. À côté, les ruines d'un grenier...
L’aire à battre est située sur une éminence ventée ; sa surface est caladée par un appareil de dalles plates. Jouxtant l’aire, un petit bâtiment devait servir à entreposer outils et récoltes.
Un peu plus loin, la ferme. D'après l'architecture du linteau, elle pourrait dater du XVIe ou XVIIe s.
Situé dans une petite plaine légèrement concave inclinée vers l’est, le bâtiment principal que l’on pourrait qualifier de corps de ferme occupe l’extrémité ouest de cette platitude. Au-delà, le terrain en forte déclivité descend vers un petit vallon.
Ce terroir est vraisemblablement occupé depuis le Moyen Age et peut-être même antérieurement, car un fragment de meule à broyer le grain, en rhyolite, a été retrouvé en réemploi, dans le mur du bâtiment principal.
Devant la ferme, un champ bordé par la forêt...
Au nord, le sol s’élève et quelques planches de cultures ont été aménagées, à l’aide sans doute des pierres enlevées dans la partie cultivable du terrain. C’est sur l’une de ces planches que le mur à abeilles, avec les niches servant à abriter les ‘’bruscs’’, a été construit.
Sur la même planche se trouvent les ruines du four à pain dont la voûte est écroulée.
Le puits se trouve dans les environs immédiats, en relation sans doute avec le rucher.
C'est autour du puits que s'organise notre convivial pique-nique.
Puis nous repartons vers une bergerie accolée au bâtiment d'habitation. La bergerie semble antérieure à la maison.
Dans les environs proches, vers l’est se trouve un bâtiment en ruine qui servait de bergerie au vu de l’architecture de piliers et voûtes, classique pour ce genre d’aménagement.
Ça bruisse, ça chuchote dans les feuillus. L'histoire oubliée du travail de la terre, l'histoire des gens qui vivaient là, court de feuille en branche sur un souffle de vent...
Le chemin du retour, dans un sillage mordoré, nous ramène au village...
Rassemblement au pied des vignes avant de reprendre les voitures, et direction Entrecasteaux.
Nous retrouvons le château...
... et sa glacière du XVIIIe s.
Sur les façades des maisons, d'étranges bouts de bois dépassent du mur : ce sont les bois sur lesquels on posait les claies de séchage, pour faire sécher les fruits (figues, etc...)
Sur une maison datant de 1696 un autre bois abrité d'une tuile, dispositif pour une poulie à monter le foin au grenier...
En contrebas, le pont Sainte Catherine, son lavoir, et la chapelle du même nom...
Mâchicoulis étonnant sur le mur de l'église... ainsi que les traces de la Révolution française.
Au bord de la rivière, la première fontaine du village...
Au fil des rues, une arche du XVIIe siècle, des coins de murs énigmatiques...
Le soir tombe, la balade se termine, nous rentrons.
Dans le crépuscule silencieux, Entrecasteaux s'endort sur les secrets blottis au cœur des vieilles pierres, sur les histoires murmurées par le vent, par la rivière...
Merci au CHAAM et à notre guide, Henri Pellegrini, pour cette belle découverte !

















































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