Overblog Tous les blogs Top blogs Photographie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

TERRES D'AQUI

TERRES D'AQUI

Le blog du Cercle d'Histoire et d'Archéologie des Alpes-Maritimes..


ROQUEBRUNE-CAP-MARTIN (06)

Publié par M.C sur 15 Décembre 2025, 06:44am

Catégories : #sorties CHAAM

 
14/12/2025
 
Cliquer sur les photos pour les agrandir
 

Le château du Vieux Roquebrune, le village, l’église Sainte-Marguerite, l’olivier millénaire.

ROQUEBRUNE-CAP-MARTIN (06)

Le château et la première église

Le château, construit sur un emplacement imprenable aux alentours des XIe/XIIe siècles, est le deuxième château. Le village s'est construit en même temps, les maisons forment les murailles de la cité.

Les deux rochers, appelés les Deux Frères, bloquaient l'entrée du village.

Le château et les Deux Frères
Le château et les Deux Frères

Le château et les Deux Frères

ROQUEBRUNE-CAP-MARTIN (06)

Au Moyen Âge, on pouvait y accéder par une porte secrète, aujourd'hui, une ruelle percée dans les anciennes murailles et dans la roche permet d'y monter : la rue Moncollet.

ROQUEBRUNE-CAP-MARTIN (06)

Nous pénétrons dans le château par la salle de réception d'Augustin Grimaldi qui avait fait du château sa résidence d'été et fait percer une superbe fenêtre. Le plafond à caisson a été détruit par un incendie. La pièce est située au-dessus d'une citerne.

La salle de réception vue d'en haut et la plateforme d'artillerie qui domine la salle, la fenêtre
La salle de réception vue d'en haut et la plateforme d'artillerie qui domine la salle, la fenêtre
La salle de réception vue d'en haut et la plateforme d'artillerie qui domine la salle, la fenêtre

La salle de réception vue d'en haut et la plateforme d'artillerie qui domine la salle, la fenêtre

Au Moyen Âge, le château abritait une garnison de huit à dix personnes et le castellan.

Au XIVe siècle, le castellan était une femme, restée en poste pendant vingt ans.

Des reconstitutions du logement des soldats, de la prison, d'objets divers, de maquettes, d'armes, d'une cuisine ont été installées dans le château.

Le logement des soldats
Le logement des soldats

Le logement des soldats

La prison

La prison

Les armes, la cuisine, objets et maquettes
Les armes, la cuisine, objets et maquettes
Les armes, la cuisine, objets et maquettes

Les armes, la cuisine, objets et maquettes

A l'extérieur du château, les vestiges de la chapelle Sainte-Marguerite, première paroissiale, emportée, avec le cimetière, par un éboulement de terrain.

Vestiges de la chapelle Sainte-Marguerite

Vestiges de la chapelle Sainte-Marguerite

Nous arrivons ensuite sur le parvis Rainier III, face à l'ancienne entrée du château. Pour y accéder, il fallait franchir des fossés. La porte était protégée par un pont-levis et une herse. Les escaliers étaient rétractables. Tout a été conçu pour retarder au maximum les assaillants.

Sur la façade, on peut suivre l'évolution du château, avec des meurtrières sur les parties le plus anciennes, des ouvertures rectangulaires pour fusils de rempart, au XVIIe siècle, des bouches à feux au XVIIIe siècle.

Parvis Rainier III

Parvis Rainier III

L'évolution du château et son entrée
L'évolution du château et son entrée
L'évolution du château et son entrée

L'évolution du château et son entrée

Du haut du château, on contrôle tous les accès au village, on domine la voie romaine, on est en vigie complète. Le château de Roquebrune-Cap-Martin faisait partie d'une série de quinze châteaux qui communiquaient entre eux par un système de tours à feux. Ils couvraient un territoire allant du bord de mer jusqu'à Tende et La Brigue.

Les faubourgs et la chapelle Sainte-Lucie

Une des portes de la ville

Une des portes de la ville

Au XIVe siècle, de nouvelles maisons sont construites dans les faubourgs, hors des remparts. On va donc étendre la muraille et ouvrir une nouvelle porte de la ville. 

Pour ralentir d'éventuels assaillants, on crée des pièges, des impasses, comme ce cul-de-sac, au bout d'une ruelle tortueuse, place des Archers, où se trouve la maison des archers. 

La place des Archers et la ruelle
La place des Archers et la ruelle

La place des Archers et la ruelle

En suivant la rue Pié (dont l’étymologie provient du mot  apis (abeille) qui a donné "apié", le rucher, ce qui laisse supposer qu'avant les constructions, ici, il y avait des ruches), on arrive devant l'ancienne chapelle Sainte-Lucie, aujourd'hui devenue une maison de particulier.

L'ancienne chapelle Sainte-Lucie
L'ancienne chapelle Sainte-Lucie

L'ancienne chapelle Sainte-Lucie

Avant de devenir chapelle, elle a été la deuxième paroissiale du village sous le nom de Sainte-Marie. Dans les années 1500, l'évêque estime qu'elle est mal entretenue. Elle sera abandonnée, deviendra Sainte-Lucie ; située sur le chemin de Compostelle, elle était entourée du cimetière, cimetière qui disparaitra, comme celui du château, dans un éboulement. Lors de la Révolution, elle sera vendue. Elle deviendra une maison en 1950.

Du fait de l'éboulement, le village va s'étendre de l'autre côté, avec une troisième enceinte construite au XVIIIe siècle.

ROQUEBRUNE-CAP-MARTIN (06)

Dans cette partie du village se trouvait l’hôpital des pauvres, doté par les habitants, et qui s'est déplacé avec les portes de la ville.

Porte de l'hôpital des pauvres

Porte de l'hôpital des pauvres

Au XIXe siècle, création de l'école, devenue ensuite Institut Saint-Joseph pour jeunes filles.

L'ancien institut Saint-Joseph

L'ancien institut Saint-Joseph

L'olivier millénaire

ROQUEBRUNE-CAP-MARTIN (06)
ROQUEBRUNE-CAP-MARTIN (06)

Estimé à environ 2500 ans, il est un des plus vieux oliviers connus et produit toujours des olives. Le 14 janvier 2016, il a reçu le label : ARBRE REMARQUABLE DE FRANCE

ROQUEBRUNE-CAP-MARTIN (06)

Nous terminons la journée par la visite de l'église Sainte-Marguerite.

Église paroissiale Sainte-Marguerite

ROQUEBRUNE-CAP-MARTIN (06)

Suite à l'abandon de la deuxième paroissiale, une nouvelle église est construite au XVIe siècle, sur l’emplacement de jardins. Elle deviendra paroissiale, sera remaniée au XVIIIe siècle.

A l'intérieur, plusieurs éléments intéressants dont une copie du "Jugement Dernier" de Michel Ange réduite 54 fois. Cette église fait partie de la "Route du Baroque".

Eglise Paroissiale Sainte Marguerite

Copie du "Jugement Dernier"

Copie du "Jugement Dernier"

Entre le XVIème et le XVIIIème des embellissements sont financés par les Seigneurs Grimaldi, puis une restauration sous le règne d’Honoré II, avec des travaux d’agrandissement et des ornements dans le style Baroque italien. L’état actuel est le résultat de grands travaux réalisés à la fin du XIXème aux frais du Chanoine Grana. Une plaque de marbre rappelle l’engagement du chanoine et sa volonté d’orner l’église « pour un culte plus grandiose ».

Eglise Paroissiale Sainte Marguerite

Un immense merci à notre magnifique guide, Christine DIDIER, pour cette visite passionnante.

Bonnes fêtes à tous !

 

________________________

 

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents