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TERRES D'AQUI

TERRES D'AQUI


LE PLATEAU DE DINA ET RIGAUD

Publié par ALBIRÉO sur 13 Juin 2016, 05:32am

Catégories : #sorties CHAAM

Cliquer sur les photos pour les agrandir.

12 juin 2016 : pour la dernière sortie de la saison, balade au plateau de Dina, riche d'épierrements variés, et visite de Rigaud.

 

  • LE PLATEAU DE DINA

 

Notre incursion sur le plateau de Dina nous permet de découvrir les derniers paysages humains qu'une activité agro-pastorale a fortement marqués au cours des XVIII-XIXe siècles. Sur un terrain calcaire, la pierre est indissociable de la terre. Matériau ou rebut, la pierre, présente dans la construction ou l'épierrement, devient un document archéologique.

Fiche descriptive n°23 - H. Geist

LE PLATEAU DE DINA ET RIGAUD

Les dictionnaires donnent comme définition du mot épierrement : « Action d’épierrer un champ ». De même, le verbe « épierrer » signifie débarrasser un terrain des pierres qui gênent la culture. Le résultat, qui est un tas de pierres, ne peut être, en français, dénommé « pierrier » puisque les dictionnaires ne donnent pas ce terme avec ce sens. Donc, pour parler d’un tas de pierres amoncelées par l’homme, nous associerons l’action et son effet, soit « épierrement » et non «pierrier » qui est un amas naturel de pierres.

Fiche descriptive n°23 - H. Geist

LE PLATEAU DE DINA ET RIGAUD

Un territoire qui se transforme en terroir, c'est le reflet de la mutation de l'homme du paléolithique (nomade chasseur, pêcheur, cueilleur, ramasseur) en un éleveur et un agriculteur du néolithique se déplaçant au rythme des saisons. La sédentarité de l'homme commença à modifier les paysages sauvages en les marquant de sa civilisation naissante.
C'est ainsi qu'apparurent les premières fixations, les habitats groupés, les aménagements des sols et les déplacements expansionnistes consécutifs à l'épuisement des terres. Une colonisation progressive s'ensuivit, entraînée principalement par l'élevage qui nécessite un renouvellement des pâturages.

Fiche descriptive n°23 - H. Geist

La piste de Dina s'élève à l'ombre de la forêt. Les arbres envahissent les vestiges d'épierrements.

LE PLATEAU DE DINA ET RIGAUD
LE PLATEAU DE DINA ET RIGAUD

Il existe deux types d’épierrement dans le monde rural :

1°/ l’épierrement pastoral ; dans ce cas, l’épierrement est fait sur des parcours de pâturage saisonniers. Les pasteurs, en débarrassant une terre couverte de pierres, permettent la croissance de l’herbage. Ils entassent les cailloux en petits tas arrondis, en moyenne de 1 à 2 mètres de diamètre sur 1 mètre de hauteur ou plus, et espacés plus ou moins régulièrement sur de grandes étendues. Les pâturages sont généralement constitués de terres non cultivables.

2°/ l’épierrement agricole ; pour la culture, l’espace cultivable est débarrassé de ses pierres. Les tas sont disposés en bordure du champ et leur volume dépend de la surface nettoyée et du nombre de pierres.

Les épierrements concernant l’agriculture sont spectaculaires, parfois énormes, Il existe des épierrements de plus de 5 mètres de haut et de 10 mètres de diamètre. Ils peuvent avoir des formes n'ayant rien à voir avec un monceau de pierres ; ils sont souvent bâtis avec parement et rampe d’accès pour les plus volumineux. D'une manière générale, et à l'inverse d'un épierrement pastoral, l'épierrement agricole se trouve à l'extrémité ou aux extrémités d'un champ, permettant ainsi de cultiver le moindre lopin de terre. Le tas de pierres monumental sera limité en bordure de parcelle

En règle générale, les épierrements agricoles monumentaux sont dotés d’une rampe qui permettait de gravir le monticule pour y déverser les pierres.

L’agriculteur pouvait utiliser un panier adapté au transport des pierres ; en provençal, ce type de panier s’appelait « gourbin » ou, diminutif, « gourbinet »

Rappelons que dans les deux cas les épierrements s’adossent ou recouvrent des effleurements rocheux gênants et indestructibles.

LE PLATEAU DE DINA ET RIGAUD
Bergerie et "faissa"

Bergerie et "faissa"

Avec l'extension des terroirs, aux XVIII e -XIXe siècles, les hommes ont dû aménager des pentes raides, naturellement impropres à la culture. Pour cette réalisation, ils ont bâti des terrasses en escalier appelées “faissa” ou “planches” ; pour retenir la terre, ils ont utilisé les pierres du terrain afin de construire des murs de soutènement dont la hauteur varie en fonction de l'inclinaison de la pente.

Depuis 1900 la diminution des surfaces cultivées est constante à Rigaud. D'après l'enquête faite sur place : de 1890 à 1900, la superficie mise en culture garde son maximum d'extension.

En 1870 il y a 441 ha de terres labourées, de vignes, d'olivettes, de jardins, soit 14,2% de la surface totale, alors qu'en 1963 il n'y a plus que 200 ha correspondant à 6,5 % du total, soit un recul de plus de la moitié; et encore, les terres cultivables ne le sont-elles pas en permanence.

Jusqu'en 1860 et même 1900, les ressources agricoles étaient importantes mais, depuis l''ouverture des voies d'accès, ce qui dans d'autres régions du Comté de Nice a été un ferment de développement économique, s'est tourné ici en une sorte de frein, car la main d'œuvre s'est littéralement échappée vers des lendemains plus souriants.

Pour plus d'informations, voir le lien ci-dessous :

LE PLATEAU DE DINA ET RIGAUD

Lors de la prospection en vue de la sortie, nous avions rencontré le dernier berger, aujourd'hui retraité, du plateau de Dina. Il nous a raconté ses souvenirs d'enfance :

Ici étaient cultivées des céréales, surtout du blé. Cette culture a cessé il y a environ 40 ans car ça ne rapportait plus assez et a été remplacé par l'élevage de chèvres d'abord, puis de moutons car les agneaux se vendent mieux que les chevreaux. Depuis l'arrêt des cultures, les arbres ont poussé, la forêt a tout envahi.

Il n'y a pas de source sur la plateau, quelques-unes plus bas. Du coup, toutes les maisons étaient équipées de citernes remplies à l'eau de pluie. Cette eau était consommée par les habitants, les cultures n'étaient pas arrosées, ce qui n'empêchait pas les tomates de pousser.

Sur le plateau vivaient environ 1000 personnes. Il y avait une quarantaine d 'élèves à l'école, répartis dans deux classes. L'école aujourd’hui est devenue une villa avec piscine que l'on peut voir au bord de la route. Maintenant, tout est racheté par des gens qui ne viennent là que pour dormir. Ils travaillent en ville, font leurs courses en ville ce qui fait monter les prix.

Ci-dessous, une bergerie avec son système de récupération d'eau de pluie...

Bergerie de 1706 - système de récupération d'eau de pluie - photo : Roland Dufrenne

Bergerie de 1706 - système de récupération d'eau de pluie - photo : Roland Dufrenne

Puit de récupération d'eau de pluie - photo : Roland Dufrenne

Puit de récupération d'eau de pluie - photo : Roland Dufrenne

Sur ce magnifique mur de la bergerie, une pierre avec la date gravée...

Mur de la bergerie avec sa pierre gravée - photos Roland Dufrenne
Mur de la bergerie avec sa pierre gravée - photos Roland Dufrenne

Mur de la bergerie avec sa pierre gravée - photos Roland Dufrenne

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Plus loin, d'autres pierres racontent une autre histoire...

Pendant la Résistance, le plateau de Dina fut un centre de parachutage et de caches d'armes très apprécié que les troupes d'occupation surveillaient étroitement.

« Nous possédons la totalité des 76 messages radio transmis de la région de Puget-Théniers par l’opérateur Joseph CABOT de janvier à avril 1944 pour le compte de l’ORA –Groupe François. »

En voilà un qui concerne le plateau de Dina :

N°16 : « Pouvons utiliser terrain Milano par nuit noire si sommes prévenus pour y arriver deux jours. Sentier muletier impraticable par nuit sans lune. Sommes démunis, argent, au secours au plus vite. »

LE PLATEAU DE DINA ET RIGAUD

Ci-dessus, le lieu de la cache d'armes que les Allemands ont découvert et fait exploser.

LE PLATEAU DE DINA ET RIGAUD

Sur la piste de Dina, en montant vers la chapelle Saint-Julien, une croix se dresse dans un virage.

C'est le monument à Joseph Massiera (FFI), sur le lieu où il fut abattu.

A cet endroit, Speccher abattit un officier allemand et parvint à s'enfuir.

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Au sommet, dominant le paysage...

LE PLATEAU DE DINA ET RIGAUD

... la chapelle Saint-Julien et son chêne plusieurs fois centenaire...

Datée de 1741, si l'on en croit une pierre de la façade portant cette date, c'est une chapelle de romérage...

LE PLATEAU DE DINA ET RIGAUD
LE PLATEAU DE DINA ET RIGAUD

Les chapelles de « romérage » fonctionnent à l’échelle du village et des communautés environnantes comme des lieux de mémoire, berceau de leurs implantations. Elles sont rituellement légitimées par des visites annuelles et les récits qui l’entourent (source guérisseuse à Saint Jean du Désert, légende de St Barnabé à St Martin d’Entraunes…)
Une fois par an, le lundi de Pentecôte, les habitants des villages de Puget-Théniers, Puget-Rostang, Rigaud, Auvare, La Croix et Touët se rendaient en procession à la Chapelle Saint Julien sur le plateau de Dina. La visite de Mgr Hachette des Portes en 1785, atteste que les reliques de Saint Julien y étaient portées en procession dans un buste. La chapelle Saint Julien a pu jouer un rôle important pour la communauté concernée. Il peut s'agir de l'ancienne paroisse d’un territoire antérieur au XIe s.

http://www.roudoule.com/exposition/petites-processions-grands-rassemblements.html

L'intérieur de la chapelle

L'intérieur de la chapelle

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  • LE VILLAGE DE RIGAUD

 

L'après-midi nous visitons Rigaud.

Le village de Rigaud surplombe de haut la vallée du Cians sous les ruines de sa forteresse médiévale, ancienne commanderie des Templiers.

LE PLATEAU DE DINA ET RIGAUD
LE PLATEAU DE DINA ET RIGAUD

RIGAUD n'est plus l'agglomération d'une centaine de maisons du siècle dernier.

En cinquante ans le village a changé de physionomie en perdant de nombreuses
maisons dans la partie nord seuls subsistent encore dominant le village, quelques pans de
ruines de ces quartiers supérieurs: seules les maisons bordant la place et les rues avoisinantes
sont conservées en bon état.

LE PLATEAU DE DINA ET RIGAUD

La maison du village est bâtie tout en hauteur; c'est une véritable maison tour, de plan
rectangulaire ou carré dont les bases sont souvent cintrées pour épouser la forme du relief
souligné par la courbure des rues.

Au plus haut de la maison, il y a une ouverture béante pour le séchoir. Sous les toits le séchoir-grenier est un véritable entrepôt de produits de la campagne.

LE PLATEAU DE DINA ET RIGAUD

Sur la place, l'église Saint-Antoine...

LE PLATEAU DE DINA ET RIGAUD

L'église Saint-Antoine-et-de-la-Transfiguration, dédiée au saint Sauveur, a été construite au Moyen Âge et constitue la partie centrale de l'église, avec son entrée côté sud. Au XVIIe siècle, la chapelle a été transformée en église en l'agrandissant vers l'est avec le portail et deux cloches.

L'église est alors dédié à saint Antoine et à la Transfiguration. Le clocher et la sacristie ont été ajoutés entre 1861 et 1866. Par la suite, Abel Féraud, maire de Rigaud, fait déplacer les deux cloches à leur emplacement actuel. Il décide aussi de fondre une troisième cloche pour remplacer celle qui avait été cassée en juillet 1595 par Annibal Grimaldi, comte de Beuil et vassal du duc de Savoie, et qui avait ordonné de brûler le village. Une première horloge y a été installée en 1866.

LE PLATEAU DE DINA ET RIGAUD
LE PLATEAU DE DINA ET RIGAUD
LE PLATEAU DE DINA ET RIGAUD
LE PLATEAU DE DINA ET RIGAUD

L'église de Rigaud abrite aussi un document relatif au travail de H. Geist sur une galerie de détournement des eaux d'infiltration.

LE PLATEAU DE DINA ET RIGAUD
LE PLATEAU DE DINA ET RIGAUD

La visite se poursuit.

Après une une halte devant le four communal...

LE PLATEAU DE DINA ET RIGAUD
LE PLATEAU DE DINA ET RIGAUD
LE PLATEAU DE DINA ET RIGAUD
LE PLATEAU DE DINA ET RIGAUD

... nous arrivons sur le site du château... dont il ne reste que ce pan de mur...

 

 

LE PLATEAU DE DINA ET RIGAUD

Dans les broussailles, quelques pierres...

LE PLATEAU DE DINA ET RIGAUD

... les vestiges d'une citerne...

LE PLATEAU DE DINA ET RIGAUD

Peu d'informations sur le château. Rigaudum est cité au XIIIe siècle. Un partage du fief de Puget-Rostang est à l'origine de la seigneurie de Rigaud. Les membres  de la famille Rigaud font partie de l'Ordre du Temple.

Voirs liens ci-dessous :

 

De ce promontoire, la vue est superbe, la roche variée...

LE PLATEAU DE DINA ET RIGAUD

... c'est le moment géologie !

Afin de mieux suivre les explications que Benedict nous a laissées, voici une frise chronologique des éres géologiques :

LE PLATEAU DE DINA ET RIGAUD

Depuis le château de Rigaud, en regardant vers le nord, on peut voir deux formations géologiques très différentes :

1) La plus lointaine est de couleur rouge lie de vin et est faite de pélites datées du permien, la dernière époque de l’ère primaire.

Les lutites ou pélites sont une classe de roches sédimentaires détritiques, c'est-à-dire composées d'au moins 50 % de débris, dont les éléments ont un diamètre inférieur à 1/16 mm.

LE PLATEAU DE DINA ET RIGAUD

Les pélites rouges du Permien sont caractéristiques des dépôts de cette époque. Ici, ce sont des sédiments très fins. Ailleurs, il y a ce que l’on nomme des passages latéraux de faciès… Tout le monde a (ou devrait) avoir en mémoire les dépôts plus ou moins gréseux de la vallée des merveilles, ainsi que les pélites vertes de la région de Tende, qui datent tous les deux de ce même Permien.

Rappelons que leur couleur est due aux oxydes de fer, selon son degré d’oxydation. L’oxyde ferreux (FeO) est de couleur verte. C’est lui qui colore le permien de la haute vallée de la Roya. C’est le « Vert de Tende » des carriers. L’oxyde ferrique (Fe2O3) est de couleur rouge. C’est la rouille. C’est ce que l’on voit ici. Enfin l’oxyde magnétique (Fe3O4), beaucoup moins présents en géologie, est de couleur noire…

Selon les autres éléments chimiques présents dans la roche, on peut avoir des couleurs un peu différentes.

L’épaisseur de ces dépôts permiens est importante, sans doute de plus de 1 000 mètres. On peut y voir des ripple marks (figures de courant), des muds craks (figures de retrait des argiles), et même des empreintes de gouttes de pluie. Cela montre donc que ces dépôts se sont formés en milieu peu profond souvent exondés…

Ces roches sont difficilement datables car on n’y a trouvé aucun fossile, à l’exception d’une aile d’odonate, c'est-à-dire de… libellule. Elles sont postérieures au Stéphanien (dernier étage du Carbonifère, la période avant le Permien), qu’elles recouvrent en discordance, et antérieures au Trias qui le recouvre. Elles forment un gigantesque bombement tectonique que l’on nomme le « Dôme du Barrot ».

Rappelons que c’est à la fin du Permien, c'est-à-dire il y a environ 252 millions d’années que c’est produit la plus importante extinction massive (la troisième…). En moins de 4 millions d’années 70%de la vie terrestre et 95% de la vie marine disparaît… Il faudra presque 100 millions d’année pour que la biodiversité retrouve son niveau de diversité d’origine !...

Pélites rouges du Permien

Pélites rouges du Permien

2) La plus proche est faite d’alternance de calcaires blanchâtres et de marnes grises qui datent du Jurassique, c’est à dire du milieu de l’ère secondaire.

Les alternances de calcaires et de marnes noires

Les alternances de calcaires et de marnes noires

Les alternances de calcaires et de marnes noires, que l’on peut bien observer en regardant vers l’ouest, sont datées du jurassique inférieur et moyen (du Bajocien / Bathonien / Callovien), la dernière barre calcaire étant du jurassique supérieur (du Thitonique, bien sur…).

Il manque évidemment le Trias !... Cela veut donc dire qu’il y a, ici, un contact anormal (une faille) qui met directement le Jurassique au contact du Permien… Les calcaires peuvent renfermer des fossiles comme des ammonites, des aptychus, des oursins, etc... Cela montre un milieu marin peu profond…

LE PLATEAU DE DINA ET RIGAUD

Si vous avez bien suivi la succession depuis les pélites permienne jusqu’aux calcaires du Crétacé supérieur turono-sénonien, on a rien dit du Crétacé inférieur… Mais alors, où est-il donc passé ce Crétacé inférieur ?… Eh bien, c’est simple et évident : le village de Rigaud est construit dessus !

En prime, une petite vidéo d'Odile Lacaille d'Esse et un survol du plateau de Dina en hélicoptère

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MERCI POUR CETTE DERNIÈRE SORTIE ET BONNES VACANCES À TOUS !!!

Commenter cet article

Gaby Squarcioni 29/11/2016 21:16

Merci Madeleine pour toutes les visites bien expliquées de ton blog, avec tes photos superbes.Je compte vous retrouver bientôt. Je suis heureux de te connaître.

Madeleine 30/11/2016 22:49

Merci Gaby, à très bientôt, j'espère !!

mansfield 19/06/2016 18:03

Eh bien, très documenté et passionné, j'admire ton travail et tes photos bien sûr!

Albireo 20/06/2016 08:08

Merci Mansfield !
Tout le mérite en revient à la beauté des paysages et à l'érudition des organisateurs de nos sorties. Moi, je me contente juste de raconter...

françoise t 13/06/2016 22:21

j'apprécie vos reportages aussi complets qu'intéressants , j'aime tant notre arrière pays ,la nature et le patrimoine , merci .

Albireo 13/06/2016 23:32

Merci à vous... C'est vrai, notre arrière-pays est magnifique !

Francoised 13/06/2016 19:24

Hyper bien documenté. Superbe. Je ne connais s et ça me donne envie d'y aller munie de mon IPad pour avoir ta doc en live ! Merci Mado. Bises.

Albireo 13/06/2016 19:48

Merci de ton passage, Françoise, bises, à bientôt

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